Le PortraitMusique

Mory Kanté, le père du yeke yeke est mort.

 L’artiste guinéen Mory Kanté, est décédé ce 22 mai 2020 à l’âge de 70 ans.

Avec, la mort de celui qu’on appelait le griot électrique, ce sont 4 décennies de tubes qui s’envolent dans les cieux. Le plus grand de ses tubes reste incontestablement yéké yéké avec ses 5 millions d’albums vendus et des concerts aux quatre coins du monde. Devenant ainsi, un griot voyageur et une icône de la pop africaine.

Issu, d’une grande lignée de griots originaire d’Albadarya, dans le sud de la Guinée, Mory Kanté apprend très tôt à jouer au balafon et à la kora. À 16 ans, par le truchement des transistors, il découvre la variété française avec Johnny Hallyday, Sylvie Vartan… mais le choc sera la découverte de James Brown. Le jeune homme est tout de suite séduit par l’énergie de celui qui deviendra son idole. Cette influence musicale, l’emmènera à inventer le funk mandingue. Mélange génial des airs traditionnels mandingue au funk. Mory Kanté, revisite la musique noire-américaine en y ajoutant la kora, le djembé ou le boulon. En cassant ainsi le cou aux conformismes musicaux, Mory Kanté s’assure un succès éclatant. Il devient une Star, une icône, un emblème.

 Travailleur invétéré, son dernier projet musical a été de poser sa voix sur le titre « Rendez-vous de fatimata » de l’orchestre Las Maravillas de Mali. Un pur régal.

La mort de Mory Kanté, est une grande peine pour l’Afrique, qui perd l’un de ses fils les plus illustres.

Maury Legran

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