Sport

Le calcio florentin ou le sport le plus violent au monde.

Philippe Saint-André déclarait que : « le Rugby est un sport d’hommes ». On partagera cet avis quand on voit comment ce sport requiert une bonne condition physique pour encaisser les nombreux plaquages plus ou moins violents des montagnes de muscles qui le pratiquent.  Eh bien, imaginez un pot-pourri ou rubgy, handball, lutte et boxe se mêlent, le tout, sans les règles. Vous obtiendrez le calcio storico ou calcio florentin.  

« Trop petit pour qu’on l’appelle la guerre, trop cruel pour qu’on l’appelle un jeu ».

Henri III

Le calcio storico trouve ses origines dans le moyen-age. Mais c’est en 1580 que Giovanni Bardi, Comte de Vernio en écrivît les « règles » qui demeurent encore aujourd’hui. Le but du jeu consiste à mettre la balle, peu importe la manière, dans les buts adverses qui s’étendent sur toute la largeur du terrain. L’équipe avec le plus de buts (caccias), remporte la partie. Presque tous les coups sont permis. Les joueurs ont le droit de frapper l’adversaire pour se dégager le chemin du but faisant des combats un élément clé de la stratégie. Chaque partie oppose, sur un terrain rectangulaire sablonneux, pour une durée de 50 minutes, 2 équipes de 27 joueurs ou calcianti qui se répartissent dans les rôles suivants :

4 datori indietro (gardiens de but) ;
3 datori innanzi (défenseurs) ;
5 sconciatori (milieux de terrain) ;
15 innanzi ou corridori (attaquants).

Un joueur de calcio représente son quartier natal à vie. Il faut donc être né dans la ville de Florence pour pouvoir disputer un match de Calcio florentin. Le championnat oppose les 4 équipes de la ville chacune représentant une couleur :

Les Rossi (Rouges) de Santa Maria Novella 
Les Bianchi (blancs) de Santo Spirito
Les azzurri (bleus) de Santa Croce
Les verdis (verts) de San Giovanni

Le championnat se joue en 2 journées : les demi-finales et la finale qui se dispute 9 jours après soit le 24 juin jour des festivités de San Giovanni Battista, patron de la ville. Il faut préciser que le Calcio florentin est davantage considéré comme une identité culturelle plus qu’une pratique sportive. En effet les calcianti sont tous bénévoles et ne perçoivent aucune rétribution si ce n’est la fierté de porter leur quartier natal à la victoire et perpétuer cette tradition millénaire. Un veau blanc symbolique fait office de trophée.

La violence du Calcio florentin fait de ses pratiquants les Gladiateurs des temps modernes.

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