Société

Guei Dédé Boris : Un héros de la vie est mort.

Il est des histoires qui nous font relativiser sur nos soucis. Des parcours de vies qui nous font mieux apprécier ce que l’on a. La vie du jeune Gueï Dédé Boris décédé le dimanche 17 janvier 2021 est de celles-là.

On se souvient tous de ce jeune homme dont l’explosion de joie le jour de l’obtention du baccalauréat de la session de 2019 avait émue. Dans la courte vidéo qui était devenue virale sur les réseaux sociaux, il expliquait comment, il avait trimer pour payer ses cours. Empilant les petits boulots, vivant dans une maison inachevée sans eaux ni électricité, et dormant souvent le ventre creux. Lorsqu’on vit dans de telles conditions, obtenir son bac n’est pas un succès. C’est un prodige. 

Guei Boris Dédé voulait réussir à la seule force de ses mains et de sa tête. Il avait franchi un cap avec le baccalauréat et était inscrit à l’université catholique d’Abidjan où une âme charitable lui payait les cours et lui avait offert le gîte et le couvert. Ce jeune homme ambitieux et travailleur avait fait de la citation suivante de Robert Tadet son viatique pour le long voyage dur et parfois sans pitié de la vie : « Il y’a des épines sur la route du bonheur, il faut lutter pour vivre pleinement, il faut avoir le goût de l’effort et non recourir à la facilité (…) seul un cultivateur qui a duré au soleil peut être fier de reposer à l’ombre… »  

À l’ombre du père, c’est là que cette âme besogneuse ira se reposer pour l’éternité en nous laissant des leçons de courage, d’abnégation, de résilience mais aussi d’espoir et d’espérance. À l’heure du printemps des célébrités acquises sur des bagatelles et des balivernes, le parcours brusquement achevé de Guei Dédé Boris mérite d’être salué.

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